Un pays


Ikkurina

Trois passions

Plaisirs de la table

Plaisirs de la table

Chantier
  • Bâtiment et matériaux

Gestion

Sciences de Gestion

Retour à la page d'accueil

40 ans!


Bon, pour être tout à fait honnète, je ne les ai pas encore.

Dans l'année je ne prends que deux périodes de respiration (deux semaines l'été et une semaine l'hiver), des périodes où je fais le point sur le semestre passé et sur celui à venir. Je suis en plein milieu du break d'été. Lorsque la prochaine période de respiration arrivera, j'aurai fêté mon quarantième anniversaire.
Alors autant que je prenne un peu de temps pour y réfléchir dès maintenant.

Il est donc temps soit de faire un bilan, soit de me projeter pour les quarante années qui me restent à vivre. Partons pour la projection, le bilan attendra des jours moins ensoleillés!

A vingt ans on veut changer le monde. A quarante ans on sait qu'on ne le fera pas.
Tout au plus peut on espérer laisser une trace avant de disparaitre. Et encore...

Allez! Admettons que cela soit mon but pour les 30 ou 40 ans qu'il me reste à vivre!

La plus simple façon consiste à laisser une lignée. Un, deux enfant, voire plus. Encore faut il espèrer qu'ils ne laisseront eux-mêmes pas un trace trop négative. Rester dans l'histoire en tant que géniteur du plus gros tueur en série de l'histoire ou d'un dictateur autocrate n'est pas forcemment l'image la plus valorisante que l'on puisse laisser.

Rester salarié de son entreprise ne permettra pas non plus de marquer, même modestement, son époque. L'entreprise dans laquelle j'évolue a plus de cinquante ans. Elle a sûrement vu passer de grands dirigeants, de grands directeurs commerciaux ou financiers. Je suis incapable de les citer. Je suis convaincu que nos actionnaires les ont oubliés encore plus vite que moi. Et lorsque j'écris cela je ne suis même pas cynique!

La première solution pourrait être de créer son entreprise, d'en faire un superbe objet, un fleuron régional voire national. Encore faut il réussir sa création, faire fructifier son entreprise de façon marquante, gérer sa succession et s'assurer que l'entreprise va nous survivre. Mais pour un Dassault, un Bouygues ou un Schuller, combien d'entrepreneurs sont restés anonymes?

La seconde solution pourrait être de s'investir dans la société civile, que ce soit en politique, dans le milieu associatif ou l'activisme syndical. Encore une fois cela va nécessiter de l'implication, du temps, de la sueur et des larmes pour un résultat qui ne sera pas garanti.

Donc c'est décidé: soit je crée mon entreprise, soit je m'implique dans le société civile!

Je ne laisserai peut être pas une trace indélébile dans la société mais au moins je m'amuserai!

Date dernière mise à jour: 08/08/2010

Retour à la page d'accueil